Les bibliographes

La limite et la butée par Laurent Dupont

Sans plus attendre Laurent Dupont avec enthousiasme invite chacun à lire un texte de Jacques-Alain Miller « Le monologue de l’apparole »1 incontournable sur la question de l’interprétation.

Je suis tombé sur un texte de Jacques-Alain Miller que je suis ravi de vous signaler : « Le monologue de l’apparole ». Il y a plusieurs manières de tomber. Le réel c’est quand on se cogne, dit Lacan, là je dirai plutôt que j’ai été frappé, frappé par le parcours et la force de ce texte.

Pas question de faire un résumé, mais bien plutôt, vous livrer des éléments, des petits lampions qui vous donneraient envie de rejoindre la fête. Vous y trouverez deux triptyques qui orientent l’interprétation dans l’enseignement de Lacan, le premier : la parole, le langage, la lettre. Et celui qui ressort du dernier enseignement de Lacan : l’apparole, lalangue, lituraterre.

Vous y lirez comment l’interprétation qui ressort du premier triptyque est du côté de l’effet, effet de sens, effet de vérité.

Vous y serez surpris d’apprendre la différence entre Blabla et Blablabla.

Vous y rencontrerez ce que serait l’interprétation du dernier Lacan, non plus effet mais visée, visée du réel, en faisant butée, limite au flot de la pulsion.

Et puis, croyant avoir trouvé le point final à ce qu’est l’interprétation, vous verrez qu’une conception n’annule pas l’autre et qu’il s’agit avec le désir de l’analyste de savoir s’y repérer, dans les signifiants qu’amène l’analysant, qu’ils soient de l’ordre du blablabla, du corps, ou de ce qui fait retour dans le corps.

Bon, je vous laisse, je retourne le relire.

 


1. Miller J.-A., « Le monologue de l’Apparole », La Cause freudienne n°34, Octobre 1996.

Une réflexion sur “La limite et la butée par Laurent Dupont

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