Cinq axes de travail

Interpréter les parents

Ils sont là, présents ou absents, ils se plaignent de l’enfant, s’angoissent, se préoccupent, attendent des réponses. Avec les parents, nous parlons. Que visons-nous ? Que se répartisse ce qui, de cette plainte, de cette angoisse, de ce souci, revient à chacun ? Que soit dégagé un espace pour qu’advienne la parole de l’enfant ?

Construire le site de l’interprétation

Que recueillons-nous du discours de l’enfant, que mettons-nous en valeur ? Comment nous repérons-nous avec lui dans ce qui règle et oriente son code ? Comment l’extraire comme sujet de la prolifération des images, des objets et des impératifs qui le bombardent ? Ou, à l’inverse, comment l’aider à surgir de leur grande carence ?

L’interprétation en jeu

La présence des jeux, des dessins, des pantomimes de l’enfant, indique-t-elle la nécessité d’une technique particulière de l’interprétation dans les cures avec les enfants ? Cette question a fait l’objet de vifs débats aux commencements de la psychanalyse d’enfant. Comment résonne-t-elle aujourd’hui ?

Des mots, des lettres… et des drôles d’objets

Des lallations qui se font entendre, la surprise d’un mot nouveau qui jaillit, une équivoque qui résonne et donne du grain de lettre à moudre : comment le psychanalyste va-t-il porter la parole de l’enfant et isoler les mots qui portent ? Comment fait-il ponctuation quand ces étranges objets dits par Freud « pulsionnels » montent sur la scène et pèsent de leur poids de jouissance ?

Nos initiatives

Révéler ce qui est caché ? Déplacer ce qui est fixé ? Lire ce qui est écrit ? Scander le discours ? Couper dans le flux ? Au côté de l’enfant, le praticien choisit son intervention, guidé à la fois par ce qu’il vise et par le « au petit bonheur la chance » de la parole et du jeu de l’enfant. Des initiatives qui suscitent, accompagnent et pourtant iront à contre-sens du sens commun qui fait régner une loi féroce et masque une jouissance obscure : c’est à inventer, partout où c’est possible.